Photo de la plaque commémorative des fusillés du Fort des Dunes (Leffrinckoucke)

80 ans après : 2024, année d’hommage et de souvenir aux Fusillés du Fort des Dunes

En cette année 2024, alors que le monde se souvient des événements qui ont marqué la Libération, une date tragique revient sur le devant de la scène : le 4 septembre 1944. Ce jour-là, à Rosendäel, l’action d’un résistant a déclenché une série d’événements tragiques qui ont coûté la vie à sept hommes, martyrs de la résistance.

Tout a commencé avec une tentative d’interception d’un soldat allemand de l’artillerie de marine sur le boulevard de la République. Malheureusement, l’opération a échoué, et les autorités allemandes ont rapidement réagi en bouclant le quartier et en lançant un assaut sur une maison servant de cachette à la Résistance locale. Seul un homme, Yvon Miron, a réussi à échapper au piège tendu par l’ennemi. Les sept autres, ainsi que le père de l’un d’eux, Marcel Reynaert, ont été arrêtés.

Internés d’abord à la batterie de Zuydcoote, où l’un d’eux a trouvé la mort lors d’une tentative d’évasion, ils ont ensuite été transférés au fort. Le 6 septembre 1944, conformément aux ordres du tribunal militaire, les Allemands ont fusillé six des résistants restants dans le fossé Nord du fort. Le septième, grièvement blessé lors de son arrestation, a été euthanasié. Leurs corps ont été enterrés au pied des remparts, sous un mur d’enceinte qui a été détruit peu après, effaçant ainsi toute trace de l’exécution.

Après la libération de Dunkerque, une enquête a été menée pour retrouver les corps des fusillés. Grâce aux indications fournies par d’anciens prisonniers de guerre allemands, les restes des sept hommes ont finalement été découverts le 30 juillet 1945, enterrés ensemble dans une fosse.

Le 6 septembre de chaque année, la ville de Leffrinckoucke et la ville de Dunkerque commémorent au Fort des dunes la mémoire de ces héros de la résistance: Marcel et Roger Reynaert, Élysée Willaert, Robert Vangheluwe, Georges Claeyman, Vincent Dewaele, Henri Gadeyne et Daniel Decroos.

Aujourd’hui, 80 ans après ces événements, la mémoire des fusillés du Fort des Dunes reste vive dans le cœur des habitants de la région. Leur sacrifice rappelle le courage et la détermination de ceux qui se sont battus pour la liberté et la justice et contre l’obscurantisme.

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